La cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède

 

Bâtie au XIIe siècle sur l'emplacement d'une basilique édifiée en 549 sur le tombeau de Saint Valier, elle est agrandie à la fin du XIVe siècle, puis transformée au XVIe siècle. Les chapelles latérales, la dernière travée, le portail et le cloître ont disparu. Près de l'édifice subsiste la salle capitulaire à six travées voûtées d'ogives qui ouvre sur l'aire du cloître. Le palais épiscopal construit vers 1675  s'appuie sur le rempart romain du Bas-Empire. Cet édifice a été augmenté au XVIIIe siècle par d'autres bâtiments dont la plupart ont été démolis dans les années 1970. Seul subsiste de cet ensemble XVIIe siècle, un bâtiment situé au nord de la parcelle.

En 1992, c’est lors du démontage des boiseries pour restauration que l’on retrouve l'existence des peintures murales exceptionnelles - sous des couches d'enduit et peintures du XIXe siècle-  datées pour l'essentiel de la Renaissance. Les peintures les plus anciennes remonteraient au XIIe siècle. Cependant, l’ensemble le plus important fut réalisé sous l’épiscopat de Jean d’Aule (1475-1515). Le plafond de la nef, dont les voûtes réparties en trois travées, montrent un décor très riche présentant un exceptionnel ensemble iconographique de 12 sibylles associées aux  patriarches, les douze fils de Jacob dont sont issues les douze tribus d'Israël ; chaque personnage tient une banderole ou phylactère, ancêtre de la bulle de nos actuelles bandes dessinées.

Les Sibylles sont, dans l’Antiquité, des femmes ayant don de prophétie. Elles ont été, par la suite, adoptées par les Pères de l’Église, qui ont vu dans leurs prophéties l’annonce de la venue du Christ. Les artistes leur ont associé, toujours sur les voûtes, les Pères des douze Tribus d'Irsraël. L’imposant arbre de Jessé (arbre généalogique du Christ, à partir de Jessé, père de David) a été peint sur le mur sud de la cathédrale. Sur le mur nord ont été figurés différents épisodes de la vie de  Saint Jacques le Majeur.

Ces peintures réalisées à base d’ocres, de charbon et de chaux offrent une unité de composition et une harmonie de couleurs desquelles se dégage une atmosphère gaie et apaisante.

 
Souvent qualifiée de « petite Chapelle Sixtine », Notre-Dame de la Sède compte désormais parmi les plus beaux édifices religieux de Midi-Pyrénées, elle est depuis 1994 classée Monument historique.

 

Sources :

http://www.histariege.com/saint_lizier.htm#Notre-Dame%20de%20la%20S%C3%A8de

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame-de-la-S%C3%A8de_de_Saint-Lizier

 http://www.photosariege.com/2-album-2056760.html#void

 

 

 

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